• Rudolpf Steiner est une personnalité exceptionnelle du vingtième siècle.

    A titre personnel, je l'étudie depuis plus de 30 ans. Avec non seulement une grande admiration pour l'homme, mais également une profonde reconnaissance pour les savoirs transmis.

    Vous trouverez ci-contre un lien vers une biographie de Rudolf Steiner 

    Un grand merci à Arcana, pour son travail. J'espère qu'il vous donnera, pour ceux qui ne connaissent pas déjà, le besoin de lire Rudolf Steiner.

     


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  • Que nous dit Wikipédia sur le sujet ?

    Définition et étymologie

    Le substantif « médium », emprunté à la langue anglaise, apparaît en France au milieu du xixe siècle, après l'arrivée de missionnaires du spiritualisme moderne anglo-saxon. Il passa dans le langage courant avec la diffusion du Le Livre des médiums, publié par Allan Kardec en 1861. Dans cet ouvrage, le mot médium (du latin, medium, milieu intermédiaire) désigne une « personne pouvant servir d'intermédiaire entre les Esprits et les hommes »5 et la médiumnité désigne l'ensemble des facultés spécifiques aux médiums.

     Bien que représentés dans de multiples activités, les médiums sont généralement associés au mouvement spirite ou au domaine du surnaturel.

     Histoire et évolutions

     Du magnétisme à la médiumnité

    Avant la période de la Révolution, la France connaît un véritable engouement pour les phénomènes du magnétisme animal étudiés par Franz-Anton Mesmer. Des individus exposés à ces phénomènes entrent dans des états de conscience comparables à ceux que l'on observera plus tard chez les médiums. En 1811, le marquis de Puységur considère notamment que les effets du sommeil hypnotique s'apparentent à du « somnambulisme provoqué ». Avant l'apparition du terme médium, on utilise le mot de somnambule pour désigner des personnes qui, dans un état hypnotique, attestent d'une sensibilité exceptionnelle ou bien affichent des comportements sans rapport avec leur personnalité habituelle. Les tentatives pour développer les applications scientifiques de l'hypnose et du mesmérisme sont alors supplantées par l'expansion du spiritisme et sa propre définition des médiums, qui seraient les instruments utilisés par les « Esprits » pour se manifester. Le déclin du mouvement spirite en Europe au milieu du xxe siècle fera progressivement disparaître l'intérêt pour les médiums au profit des voyant(e)s. Les médiums croient essentiellement à la vie éternelle et aux échanges avec les défunts, alors que les voyants annoncent généralement que leurs capacités extra-sensorielles sont des moyens pour répondre aux préoccupations pratiques des clients qui les consultent.

     Évolution des interprétation

     
    Illustration du livre d'Albert de Rochas d'AiglunL'extériorisation de la sensibilité, Paris, 1899.

    À la fin du xixe siècle, les phénomènes médiumniques suscitent des débats entre les scientifiques qui analysent le psychisme comme Charles Richet ou Isabel Briggs Myers. En dehors du mouvement spirite, certains médiums exposent des capacités exceptionnelles telles que la lecture à distance, la vision d'objets cachés ou la précognition. À cette époque, des études académiques tentent de vérifier la réalité de ces facultés et de les comprendre.

    En France, durant la première moitié du xxe siècle, l'étude des médiums est considérée comme un sujet vulgaire, empreint de superstitions. Cependant, à partir des années 1950, de nombreux ethnologues rendent compte des états modifiés de conscience observés dans d'autres cultures, ainsi que du rôle social des chamanes.

     Perceptions actuelles du phénomène

     
    La médium Eusapia, lors d'une expérience contrôlée par Alexandre Aksakof en 1892.

    Dans les pays anglo-saxons, la possibilité de « perceptions extrasensorielles » n'est pas réfutée a priori et les spécialistes préfèrent désormais le terme de channel à celui de médium. En France, à partir des années 1980, une convergence de disciplines scientifiques s'oriente occasionnellement vers les énigmes posées par la médiumnité. Des chercheurs mentionnent la complexité du réel et la nécessité d'en considérer tous les éléments. Leur objectif n'est plus de « faire la preuve » de faits paranormaux, dans un laboratoire qui isole le sujet observé de l'environnement nécessaire à la production de ces faits. Leur démarche consiste plutôt à définir des méthodes d'observation pouvant s'appliquer à des phénomènes non perceptibles par les cinq sens. Ces travaux sont compliqués par le fait que les « états altérés de conscience », communément admis dans d'autres cultures, ne le sont pas en occident.

    L'étude de ces phénomènes implique au départ l'acceptation d'hypothèses et cette acceptation dépend de la subjectivité de l'observateur.

     Les signes de la médiumnité

    Selon Alain Assailly (Médium ou médiateur, 1959), les médiums auraient des caractéristiques physiologiques distinctives : gonflement de l'abdomen en période prémenstruelle chez la femme, fragilité des vaisseaux capillaires, hyperlaxité des ligaments, développement pileux supérieur à la normale, sensibilité aiguë à l'épigastre. Il leur prête également des caractéristiques psychologiques : insatisfaction sensuelle, affective ou intellectuelle, propension à la mythomanie, troubles du schéma corporel, aisance pour les automatismes. Assailly n'a fourni aucune donnée empirique fiable pour étayer ses affirmations.

     

     

     

     

     

     

     


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  • Texte extrait de wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Groening

     

    Bruno Groening

    Bruno Gröning (né le 30 mai 1906 à Danzig-Oliva en Pologne, sous le nom de Bruno Grönkowski, mort le 26 janvier 1959 à Paris) est un prédicateur et guérisseur spirituel allemand, lequel cherche à réconcilier l'homme avec la nature et avec Dieu. Hors de son intuition et de sa propre expérience, Bruno Gröning n'a pas de formation universitaire théologique ou médicale. Depuis l'âge de deux ans et demi, il se considère, comme un « instrument » au service de Dieu. Ses discours appellent ainsi chacun à la « grande conversion » pour recouvrer l'ordre, la pleine santé, la joie et la paix1.

     

    Biographie

    Enfance

    Bruno Gröning (né Bruno Grönkowski) est le quatrième de sept enfants d'une famille modeste. Il rapporte lui-même qu'à l'âge de deux ans et demi, confronté à la violence, la méchanceté et ne comprenant pas la raison de sa présence sur Terre, il prie pour en être retiré et, cela lui redonnant confiance, ressent alors joyeusement l'intime conviction d'avoir pour mission d'aider les hommes à retrouver par Dieu la santé et le salut. Avec son entourage (famille, voisinage), il constate, sa capacité soulager des animaux et des êtres humains, et ressent cela comme un don de Dieu.

    Seconde guerre mondiale

    Durant la Seconde Guerre mondiale, forcé à combatte pour la Wehrmacht, il déclare refuser de tuer et, pour cette raison, est plusieurs fois, devant ses camarades, menacé du conseil de guerre. Au cours d'une bataille, il est blessé et fait prisonnier de guerre par les Russes. Une communauté se crée autour de lui suite aux guérisons vécues par des personnes qui souffraient de troubles graves, qui étaient malades ou déclarées incurables par la médecine.

     Après guerre

    De nombreux témoignages écrits de guérison sont transmis à Bruno Gröning sur sa demande et collectés au cours de sa vie. Beaucoup de ces témoignages sont consignés et publiés dans des livres publiés par les Editions Grete Haüsler, sur le site web du Cercle des Amis de Bruno Gröning et dans trois films documentaires fait par ce cercle dont le premier des trois s'intitule Le phénomène Bruno Gröning.

    Bruno Gröning ne cherche à aucun moment à être connu, mais les journaux, le public et les autorités s'intéressent à lui de très près. Certains pour rechercher ses guérisons, d'autres pour le combattre et l'empêcher d'agir.

     Période d'action publique (1949-1959)

    En mars 1949, il fait tout à coup la une des journaux, ceci tout d'abord pour les guérisons autour de lui durant ses discours, puis pour l'opposition à son égard de certaines autorités médicales et politiques. Ces oppositions débouchent sur de très importantes difficultés administratives, avec la police et avec la justice. Des procédures sont lancées par certains médecins à son encontre pour "pratique illégale de médecine", alors qu'il ne fait que prononcer des discours pour le retour à la confiance en Dieu et en la santé, acte qui n'ont rien de médical. Il travaillait, refusait tout argent et adjurait simplement les hommes de retrouver la foi en Dieu et d'avoir un comportement qui plaise à Celui-ci.

    En 1958, alors que, avec le soutien de membres éminents de cette profession, il passe avec succès tous les examens de "Heilpraktiker" réclamés par les autorités pour que ses activités soient acceptées par les institutions, l’État choisit alors de lui refuser administrativement le statut de "Heilpraktiker". Puis la justice le condamne, pour non-respect de la « loi sur les praticiens paramédicaux », à une peine de prison avec sursis et une amende. Après avoir déclaré qu'il mourrait des suites des interdictions de pouvoir exercer la mission d'aide de toute sa vie mais qu'il continuerait à aider et à agir après son décès, Bruno Gröning meurt finalement en janvier 1959 de graves brûlures du tube digestif, celles-ci étant déclarées officiellement par les médecins qui l'opèrent sur l'acte du décès comme un cancer de l’estomac.

     Diffusion de son enseignement après son décès

    Grete Haüsler, l'une de ses principales collaboratrices, prolongeant l'œuvre accomplie de son vivant par Bruno Gröning dans les communautés mises en place à l'époque, avec son concours privilégié en Autriche où elle vivait et exerçait sa profession d'institutrice, fonde en 1979 le Cercle des amis de Bruno Gröning, pour la poursuite de l'aide à l'humanité. Ce cercle devant permettre de faire connaître les guérisons divines pouvant encore se produire de nos jours pour soulager les souffrances et retrouver la pleine harmonie.

    Aujourd'hui dirigé par Dieter Haüsler, depuis le décès en 2007 de Grete Haüsler, ce Cercle continue de diffuser l'enseignement spirituel de Bruno Gröning, de nombreux ouvrages, photographies, et recueils de formation destinés à retrouver le chemin vers la nature et vers Dieu. Le cercle transmet essentiellement la possibilité et l'encouragement à se remettre en ordre, à se soigner ou à aider autrui par la prière et la requête, en suivant un processus de lâcher-prise, détente et d'attention à son corps, ses émotions, pensées et actions, en se mettant sous la protection de Dieu.

    Le Cercle des Amis de Bruno Gröning compte actuellement plus de 80 000 membres à travers le monde, organisés en communautés. Ces communautés se réunissent, selon les conseils de Bruno Gröning, toutes les trois semaines pour capter ensemble le courant divin (Heilstrom), approfondir les fondements et la pratique de cet enseignement, partager les témoignages de prises de conscience, d'aides ou de guérisons, ainsi que permettre de venir en aide à l'humanité en priant et en faisant connaître cet enseignement.

     Thèses

     Une connaissance éternelle oubliée...

    Selon Bruno Gröning, la pratique de la captation (ou Einstellen) de la Force naturelle, divine, universelle (ou Heilstrom), comme la connaissance (intuitive ou formalisée) du lien permanent nécessaire avec la nature et Dieu (lien au ciel et à la terre) a toujours existé. Son oubli seul, par l'homme depuis des millénaires, a nécessité de nos jours d'en reprendre l'enseignement.

    Cela peut par exemple s'illustrer, issus de Chine et d'Asie, par l'enseignement pratique du tai-chi-chuan (ou taiji quan) et du Qi gong (ou chi kung). Cela peut s'illustrer également, en orient et en occident, par beaucoup d'enseignements monothéistes, dont de nombreuses traditions chrétiennes.

     La Force naturelle universelle, le "Heilstrom"

    D'après Bruno Gröning, une "aide universelle", naturelle, divine, est en permanence à la disposition de l'être humain, même si celui-ci l'ignore, comme l'air qu'il respire. Seul l'oubli de cette réalité, associé à l'habitude prise de la soumission aux pensées, au mental et l'intellect, le priverait du bénéfice puissant de ce secours disponible et des guidances, en commençant par lui faire oublier son propre corps, son cœur, l'ensemble de ses émotions et de ses ressentis authentiques.

     L'ordre, dont découlerait harmonie, santé, succès

    Pour Bruno Gröning, il est important d'avoir confiance dans la vie, la santé, son médecin, tout en se détachant complètement, en pensées, des maladies, et de tous les désordres, lesquels ne font pas partie de l'homme mais seraient des "corps étrangers". Ainsi, la maladie ne provient pas de Dieu mais des désordres (tensions, stress) dans les pensées, sentiments et comportements. Ce désordre serait la conséquence de la trop grande distance pris par l'homme vis-à-vis de la nature et Dieu. À l'inverse, l'ordre intérieur facilite le retour à une pleine santé, à l'harmonie joyeuse et au succès des activités. L'homme étant entièrement entouré de l'énergie divine présente dans l'univers, il lui suffirait donc d'être calmement à l'écoute de son corps et de capter cette énergie pour retrouver progressivement l'ordre et l'harmonie. La réception naturelle de l'énergie divine agit comme un courant guérisseur qui agit sur les endroits du corps ou de la vie qui étaient atteints par les stagnations et désordres.

     Crises naturelles de nettoyages, "Regelungen"

    Cette énergie naturelle déclenche un processus de nettoyage naturel, d'assainissement parfois douloureux (telles des poussées de fièvre libératrices), que Bruno Gröning nomme les "Regelungen".

    Pouvant être brèves ou durer parfois des heures, semaines, mois ou années (en fonction de l'ancienneté des désordres, leur profondeur et l'attitude intérieure de rejet ou d'accueil), l'efficacité de ces nettoyages dépendent beaucoup de la détente et l'ouverture de la personne concernée, ainsi que de l'aide en pensées et requêtes de l'entourage et de tiers. Lorsqu'il s'agit de santé humaine, il est impératif que la personne concernée soit soigneusement suivie en permanence par le médecin référent, seul à même de pouvoir diagnostiquer objectivement et sûrement l'état réel de la santé.

     Une nécessité impérative de pratique : Einstellen, heures de Communauté, aides...

    Selon Bruno Gröning, un apprentissage et une pratique quotidienne de l’enseignement, de façon persévérante et régulière, s’avèrent indispensables au dépassement des plus mauvaises habitudes, telles celles de l’intellectualisation excessive, et parvenir ainsi avec succès à des améliorations, comme dans beaucoup de domaines, et un retour progressif à un ordre plus proche de la nature... Cette pratique est notamment indiquée deux fois par jour, en particulier le matin et soir, par la réception dans son corps de la Force universelle, pratique nommée « Einstellen ». Bruno Gröning recommande également, peu à peu, de mieux veiller à la nature constructive de ses pensées, propos oraux ou écrits, modes de vie et comportements, et d'en faire le soir un rapide bilan journalier pour leur amélioration.

    La pression sociale, civilisationnelle et environnementale d'habitudes délétères continuant souvent à s'exercer sur nous-même, la pratique individuelle a besoin de se compléter, selon Bruno Gröning, d’une activité d'entraide et de pratique en commun du Einstellen, régulièrement. Ceci parce que la force captée simultanément par plusieurs personnes (à partir de 2 et sans limite) se démultiplierait de façon exponentielle... C’est également pour cette raison qu'ont été instituées par Bruno Gröning des "heures de Communauté", réunions organisées de préférence toutes les trois semaines. C'est également la raison de l'organisation régulière d'activités communes, de cercles de travail et de congrès. Si ces partages se font de façon privilégiée en réunions physiques, ils se font aussi par l’utilisation d'écrits, du téléphone et d’internet.

    L'aide nécessaire à autrui, donner l'occasion à son prochain de trouver l'aide dont il a besoin, s'il le souhaite, fait également pleinement partie de la pratique de l'enseignement de Bruno Gröning.

    La régularité joyeuse et une persévérante résolution, sont seules susceptibles, dans un retour progressif à une vie plus proche de la nature, de rétablir si nécessaire l’ordre, le calme, la santé physique, morale, l’harmonie dans ses propres activités ou celles concernant des tiers que l'on souhaiterait soutenir.

     Les sources d'information sur cet enseignement

    L’essentiel de l’enseignement de Bruno Gröning, de son vivant, étant diffusé oralement sous forme de discours et ce dernier n’ayant que peu de temps pour écrire, il enregistre la plus grande partie de ses discours et propos échangés lors des heures de communauté sur un magnétophone, malgré la contrainte technique importante que cela représente. Le but poursuivi ainsi est d'en faciliter une diffusion vivante et rigoureuse, ainsi que d'en minimiser les dérives et déformations que pourrait engendrer l'absence de références (comme cela est arrivé pour d'autres enseignement).

    Aujourd'hui restaurés pour permettre leurs diffusions orales, ces enregistrements sont également retranscrits pour permettre leurs publications écrites et traductions de l'allemand. Initialement par partie, à destination de la formation des adhérents du cercle, et à présent intégralement, à destination de ces adhérents comme du grand public. Les traductions ne sont pas toutes encore disponibles, celles-ci prenant souvent beaucoup de temps en raison de leur caractère nécessairement soigné.

    Les thèses principales de Bruno Gröning, parfois nommées "maximes", ont été rassemblées dans trois tout petits livrets bleu ciel intitulés «Ich gebe Ihnen eine kleine Lebensweisheit» (« Je vous donne une petite maxime »). Existant, sous forme papier et numérique, ces livrets de citations sélectionnées par Thomas Eich sont accessibles en français au grand public au travers du site de la maison d'édition Grete Haüsler .

    Les autres thèses et la plupart des discours de Bruno Gröning sont à présent presque entièrement publiés dans leur langue originale, dans un ouvrage dense, intitulé « Ich gebe Ihnen zu wissen » (« Je vous donne à savoir »). Toutefois, la traduction française de cet ouvrage est encore en cours.

    Comme noté précédemment, cet enseignement entre peu en contradiction, par ailleurs, avec maints enseignements de sagesse plus anciens recueillis par l'humanité, auxquels il fournit, au contraire, un éclairage accru et une compréhension plus complète.

    Controverses

     De son vivant, moqueries, réprimandes, reconnaissances

    De sa petite enfance, après 1906, où il portait déjà assistance aux animaux et à son entourage, jusqu'à l'année 1949 où commencent les débuts de son activité publique de conversion et guérison, ses activités ne s'exercent que de façon relativement privée, Bruno Gröning n'est l'objet d'aucune entrave majeure autre que quelques moqueries et critiques.

    Ceci à côté de remerciements sincères et écrits de reconnaissance pour l'aide que Bruno Gröning se sentait irrésistiblement poussé souvent à donner.

    Ne sachant agir que selon sa plus intime conviction et ne dire que ce qu'il considère vrai, sans souci des désaccords (se disant "n'écouter jamais que Dieu et non les hommes", il est en conséquence, enfant, l'objet de nombreuses et sévères réprimandes de son père et de fréquentes moqueries, voire de violences, de son entourage.

    Durant son action publique, de façon générale, Bruno Gröning fait l'objet de nombreuses reconnaissances retracées, pour partie, par les journaux et livres d'époque, tels des soutien d'hommes d'Eglise, de certains médecins, de nombreux Heilpraktiker (professionnels de santé naturelle), et de différentes hautes personnalités.

    En remerciement et retour des aides de Dieu reçues par les hommes, avec l'intercession et le concours de Bruno Gröning, celui-ci réclame instamment non pas de l'argent mais ce qu'il nomme "de petits bouts de papiers" témoignant par écrit et attestant des aides ou guérisons reçues. Le recueil de ces témoignages écrit a pour objectif de faciliter la diffusion de la foi et de renforcer la confiance des hommes dans le bien. La plupart des témoignages écrits ainsi recueillis et collectés sont toujours accessibles et consultables de nos jours.

     Interdictions de discours publics, entraves juridiques (1949-1959)

    Une fois l'activité de Bruno Gröning devenue soudainement publique, l'adhésion autant que l'opposition à son enseignement vont s'accroître au centuple, à la mesure des rassemblements de foule suscités, de l'événement médiatique et presque politique ainsi créé, et de la taille des énergies contraires se trouvant ainsi déplacées.

    Dès les débuts de son activité devenue désormais publique en 1949 (suite à un article publié dans la presse par le père d'un enfant malade soulagé), cette activité déplace de grandes foules à la recherche d'aide et guérisons et les obstacles voient alors le jour. Bruno Gröning est ainsi rapidement placé devant maintes difficultés de la part, d'un côté, des autorités politiques locales craignant troubles et désordres, d'un autre côté, de certaines autorités médicales en désaccord avec ces événements et, peut-être, craignant une hypothétique déconsidération ou concurrence, bien que Bruno Gröning considère comme indispensable une relation de confiance avec les médecins et la cooopération avec ceux-ci.

    Ainsi, Bruno Gröning est maintes fois interdit d'activité par les autorités locales, dans les endroits où il commence à faire ses discours et où s’opéreraient, selon des témoignages, des guérisons et transformations spectaculaires dans la foi et la joie. Après la parution de quelques articles à sensation élogieux, Il est également l'objet de pressions et d'articles haineux et calomnieux dans la presse, puis l'objet de plusieurs procès l'entravant de façon majeure dans son activité, ceci tout au long des dix ans de son action publique. Enfin jusqu'à sa mort prématurée, en janvier 1959, qui mit un terme aux harcèlements et aux poursuites judiciaires.

    Ainsi se retrouve-t-il en 1951, pour la première fois, au tribunal pour "pratique illégale de l'art de guérir".

     Premier grand procès

    Tandis que, en 1949, le ministère de l'intérieur de Bavière considérait avant tout son activité comme œuvre de bénévolat désintéressée, il la considère, au contraire, à partir de 1951, comme "actes thérapeutiques", aux sens légal autrement dit médical du terme. Concernant le contexte juridique en Allemagne, la loi locale avait permis librement "l'art de guérir" jusqu'en 1939. Mais depuis une loi de 1939, au début de la guerre, cette possibilité avait été légalement interdite par les autorités nazies, celle-ci étant dès lors décrétée réservée aux seuls médecins nazis. Bien que le pays est depuis plusieurs années officiellement sorti du nazisme et la guerre terminée en 1951, c'est, paradoxalement, cette loi qui est pourtant mise en avant pour contester alors l'activité de Bruno Gröning.

    En mars 1952, le tribunal de Munich acquitte l'accusé, son président déclarant que "Le Tribunal trouverait inopportun de condamner l'accusé sur la base d'une expertise unilatérale. Car affirmer que l'activité de Bruno Gröning tombe sous la loi régissant l'art de guérir est plus que douteux, puisqu'elle s'applique à un domaine encore trop peu exploré aujourd'hui." En appel, Bruno Gröning est à nouveau acquitté, son activité précédente ayant été déclarée de bonne foi.

    Malheureusement cependant, à ses yeux de par une faiblesse juridique de sa défense ainsi que de déclarations inconsidérées et aveuglées de certains de ses partisans, ce verdict désigne aussi son activité comme procédant à des "actes thérapeutiques". Bien que celui-ci ne fait uniquement que des discours, prières et requêtes à Dieu, le seul véritable guérisseur avec la nature, selon lui, ne diagnostiquant ni ne prescrivant pas. Mais du fait de cette qualification en "actes thérapeutiques", ces activités activités publiques se voient par là pratiquement interdites dans toute la région où le verdict a été prononcé.

    C'est pour cette raison qu'est constituée l'association Gröning, permettant des discours d'ordre spirituel et faciliter les guérisons divines dans un cadre associatif beaucoup plus restreint mais ainsi de caractère "privé".

     Association Gröning

    Face aux entraves officielles et interdictions dont il est à présent l'objet systématiquement dans son action publique, afin de pouvoir continuer, quoique malheureusement dans un cadre plus restreint, à aider les hommes, comme il s'en considère la responsabilité devant Dieu depuis sa petite enfance, Bruno Gröning constitue le 22 novembre 1953 l'association Gröning, association basée sur des communautés locales se réunissant très régulièrement..

    Ce moyen doit permettre ainsi de continuer à toucher, par ses discours spirituels et les aides associées, un certain nombre de personnes en quête d'aide, en donnant à son activité un cadre légal et privé. Bruno Gröning est le président de cette association et, journaliste à Heidelberg, Egon Arthur Schmidt en est alors secrétaire. Ce dernier, après une longue période d'action fidèle et efficace, comme de nombreux responsables de l'entourage de Bruno Gröning, semble plus tard, malheureusement, oublier l'intérêt profond du public en détresse pour des préoccupations plus personnelles. Ceci alors que Bruno Gröning ne touche aucune rétribution pour ses activités. La séparation nécessaire avec ce dernier ne peut avoir lieu qu'en 1955.

     Second grand procès

    Le 4 mars 1955, devant la pression de quelques médecins et notables influents, considérant l'activité de Bruno Gröning de façon défavorable, gênante et nocive, le ministère public entreprend une nouvelle action en justice contre lui (dont l'on peut retrouver aujourd'hui la plupart des archives écrites, comme celles des journaux d'époque.)

    Bien que l'activité de Bruno Gröning ne s'exerce guère désormais sous la forme de discours publics mais plutôt sous la forme de réunions privées en "heures de Communauté", cette action en justice serait alors destinée, aux dire de différentes sources "proches du dossier", à lui empêcher désormais toute activité, fut-ce au moyen de l'internement juridique ou psychiatrique .

    Cherchant les motifs juridiques possibles, on l'attaque alors sur deux griefs principaux. Premièrement, on lui reproche, d'enfreindre une loi sur les Heilpraktiker, bien que ces derniers aient défendu la pratique de Bruno Gröning, y compris en lui accordant le diplôme de Heilpraktiker, et bien qu'il ne fasse lui-même que des discours spirituels, sans jamais parler de diagnostics de maladie, expliquant que Dieu seul, avec la nature, permet de guérir l'homme.

    Deuxièmement, on l'attaque en justice, étonnamment tardivement, au motif du décès, bien des années avant, de la jeune fille Ruth Kuhfuss, souffrant, en 1949, d'une très grave tuberculose pulmonaire.Celle-ci avait alors, malheureusement obstinément refusé les soins médicaux dont elle avait besoin, y compris les séjours au sanatorium qui auraient pu la soutenir. Bruno Gröning avait lui-même alors déclaré, devant son médecin, comme impossible de lui venir, personnellement, en aide, (étant donné, peut-être sa propre obstination ?) et l'avait exhorté à suivre les traitements qui lui étaient prescrits. Tout cela à l'opposé, d'une part, d'une demande très insistante de Emil Kuhfuss son père, influent fonctionnaire à la caisse d'épargne, inquiet à juste titre pour la santé de sa fille et, d'autre part, aux demandes impératives de Otto Mecklenburg (qui se révélera plus tard, selon différents témoins, être un escroc financier), alors lié juridiquement à Bruno Gröning par un contrat censé l'aider et se considèrant lui-même comme son « manager ». (Il déclarera même, devant témoins, voir Bruno Gröning comme « le meilleur cheval de son écurie ».Otto Mecklenburg oblige, à ce titre, Bruno Gröning à rendre visite à la jeune fille à plusieurs reprises pour répondre aux souhaits de son père, tout en demandant pour ces visites, très souvent de fortes sommes d'argent, sans en informer Gröning. Pour obtenir ces visites, il recourt au chantage juridique et financier, le menaçant de porter plainte pour rupture de contrat et de lui faire payer "très cher" un éventuel refus, tout en subtilisant les courriers adressés par Emil Kuhfuss à Bruno Gröning.

    Durant la préparation du procès, la défense de Bruno Gröning est entravée, en ce sens que la plupart des témoins à décharge de la défense sont refusés, tandis que la plupart des témoins à charge de l'accusation sont acceptés. Parmi les témoins de l'accusation figurent d'anciens collaborateurs, tels justement Otto Mecklenburg (qui était coaccusé lors du premier procès) qui s'opposent désormais de façon virulente à Bruno Gröning.

    Ce long procès, qui égraine la vie de Bruno Gröning, épuisant physiquement et moralement pour celui-ci, ne prend fin que « grâce » à sa mort, au début de 1959. Celui-ci avait prédit et annoncé à ses proches ce "retour imminent dans l'au-delà" décrit, selon ses mots, paradoxalement, comme "le plus beau jour de sa vie".

     

    Bruno Groening


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  • Ce texte est extrait de wikipédia :https://fr.wikipedia.org/wiki/Nizier_Anthelme_Philippe

     

    Nizier Anthelme PHILIPPE

     

    Nizier Anthelme Philippe, parfois désigné comme Monsieur PhilippeMaître Philippe ou encore Maître Philippe de Lyon, né le 25 avril 1849 à Loisieux et décédé le 2 août 1905 à L'Arbresle, est un mystique et guérisseur français

    Biographie

    Il est le fils de Joseph Philippe (1819-1898) et Marie Vachot (1823-1899). Quelques mois avant sa naissance, sa mère, alors enceinte de Nizier Philippe, fit visite au Curé d'Ars (un saint nommé Jean-Marie Vianney) qui lui révéla que son fils serait un être très élevé. Il fut avant tout un exemple vivant de charité. Il a été par quatre fois jugé pour pratique illégale de la médecine entre 1887 et 1892 et a été acquitté, il ne fut plus inquiété à partir de cette date. Ses proches le décrivaient comme un thaumaturge et un représentant de la divine Providence.

    Maître Philippe soigna des milliers de personnes gratuitement, sans rien demander ; sauf des efforts pour faire le bien1. Nombreuses de ses guérisons étaient considérées comme des miracles. Il disait qu'il guérissait par le pouvoir de la prière et de commandement. Maître Philippe expliquait qu'il se servait d'une force absolument inconnue sur terre, une force dépassant tout entendement, que le Christ lui-même employa pour faire plusieurs de ses miracles. Il appelait cette force « le 4e pôle de magnétisme » et la décrivait ainsi: « Ce n'est pas un courant, mais plutôt une Lumière, elle représente l'union du "Aimez-vous les uns les autres". »... « Aucun initié ne la connaît ".

    Maître Philippe a reçu diverses attaques des médias, des médecins ou des hommes politiques en France et en Russie ; certains de ses détracteurs l'ont accusé d'utiliser la sorcellerie pour guérir les gens. Il suscita pourtant l'admiration et reçut l'amitié du tsar Nicolas II, du roi d'Italie, de l'empereur d'Autriche, de l'empereur Allemand Guillaume II, du roi du Royaume-Uni Édouard VII et autres) et aussi de plusieurs des membres les plus importants de la scène ésotérique du début du xxe siècle, parmi lesquels le Docteur Gérard Encausse (Papus) et le Docteur Emmanuel Lalande (le Docteur Marc Haven), George Descormiers (Phaneg) et Yvon Leloup (Sédir).

    Jeunesse

    Nizier Anthelme Philippe naît le 25 avril 1849, dans un hameau de Loisieux, arrondissement de Chambéry, dans le royaume de Sardaigne, qui ne sera rattaché à la France qu'en 1860. Aîné d'une famille de cinq enfants, ses parents sont Joseph Philippe, petit propriétaire cultivateur, et Marie Vachod. Selon la légende, Philippe aurait guéri et soulagé dès son plus jeune âge. D'après son propre témoignage à un journaliste en 1905, il aurait effectué sa première guérison à l’âge de treize ans.

    Après sa première communion en mai 1862, ses parents l'envoient travailler à L'Arbresle comme garçon-tripier. Quelques mois plus tard, il devient apprenti-boucher chez un oncle maternel à la Croix-Rousse, colline de LyonIl y reste peu mais guérit ce dernier d'une grave blessure. Sa réputation de guérisseur sur Lyon va très vite se répandre. L'argent qu'il gagne, lui permet de s'inscrire à l'institution Sainte-Barbe tenu par l'abbé Chevalier et il obtient un certificat de grammaire. En 1870 durant la guerre qui oppose la France à la Prusse, Philippe soulage des malades qu'il reçoit dans le quartier Perrache à Lyon. Dès cette époque, les rapports de police décrivent une surveillance soutenue. Durant cette même période, il aurait sauvé le jeune Jean Chapas, âgé de 7 ans et victime d'une méningite, qui deviendra son disciple en 1883.

     Études et mariage

    En 1872, Nizier Philippe ouvre un cabinet de consultation dans le quartier des Brotteaux. De novembre 1874 à juillet 1875, il dépose quatre inscriptions d'officier de santé à la faculté de médecine et de pharmacie de Lyon. Il est dénoncé pour des activités de soin jugées illicites et sa cinquième inscription lui est refusée en 1875. Ses études s'interrompent au bout d’un an8,6. Après cet échec, il devient « chimiste » autodidacte. Il semble que ses activités de laboratoire soient d'abord liées à la teinture pour l'industrie de la soie puis elles évoluent vers la création de « remèdes ». En 1879, ses premiers brevets portent sur la Philippine, une eau et pommade pour conserver ses cheveux, et le Dentifrice Philippe, en poudre et liquide.

    Le 6 octobre 1877, Philippe épouse Jeanne Julie Landar, une ancienne patiente et la fille d'un riche industriel lyonnais décédé. Cette union lui apporte une aisance financière. Le 11 novembre 1878 naît Victoire Jeanne Philippe. Un deuxième enfant, Albert naît le 11 février 1881 mais décède âgé de seulement quelques mois.

    En 1884, il obtient par correspondance un titre de docteur en médecine de l'université américaine de Cincinnati dans l'Ohio. Sa thèse porte sur le Principe d'hygiène à appliquer dans la grossesse, l'accouchement et la durée des couches et il emploie le pseudonyme Philippe d'Arbresle. Il semble que les Radier, père et fils, deux officiers de santé à son service, soient intervenus dans la rédaction du manuscrit.

     
    Le médecin et occultistefrançais Papus considère Philippe comme son maître spirituel.

    Le cabinet de Lyon

    À partir de 1883, Nizier Philippe ouvre un cabinet de magnétisme dans son hôtel particulier au 35 rue Tête-d'Or à Lyon. Chaque jour, il aurait soigné les âmes et les corps de dizaines de personnes venues demander guérison et soulagement5. Riches et pauvres auraient profité de ses services pendant plus de 20 ans. Philippe a le même comportement avec chacun. Que l’on soit aisé ou dans la précarité, il demande à tous des efforts de ne pas dire du mal de son prochain ou de "rendre le bien pour le mal.

    De 1882 à 1888, Philippe est impliqué dans la vie sociale de la commune de l'Arbresle où demeure sa belle-famille. Il est conseiller municipal, adjoint au maire. Il est nommé capitaine des pompiers de la commune, titre qu’il conserve bien qu'il ne soit pas réélu. La presse à l'époque publie des articles hostiles.

    Une de ses admiratrices, Mathilde Encausse, lui présente son mari, Papus, pseudonyme de Gérard Encausse, médecin et occultiste. Les deux hommes se lient d'amitié et Papus qui ne tarde pas à le considérer comme son maître spirituel, lui fait connaître les plus importants occultistes et ésotéristes de l’époque, certains deviendront également des disciples de Philippe.

    En 1894, celui que ses disciples surnomment le Maître Philippe, aurait présenté Jean Chapas en séance et annoncé qu’il sera son successeur dans les guérisons. Chapas devient son assistant dans le service aux malades. La prédiction se serait produit l’année suivante lorsque Jean Chapas aurait développé des dons de guérisseur. Papus, qui est sous-directeur de l’école pratique de magnétisme et de massage de Paris fondée et dirigée par Hector Durville, propose à Nizier Philippe la direction d’une succursale à Lyon. La branche lyonnaise est créée en mars 1895avec des cours le dimanche, dans son hôtel particulier.

    En 1896, Papus propose à son ami le médecin Emmanuel Lalande, plus connu sous le nom de Marc Haven, de venir, à Lyon, assister Philippe. Impressionné par le guérisseur, Emmanuel Lalande épouse sa fille Victoire, le 2 septembre 1897. Cette même année, Philippe et son gendre créent un laboratoire rue du Bœuf à Lyon, où ils auraient mis au point plusieurs médicaments. En 1899, Philippe aurait sauvé une deuxième fois la vie de Jean Chapas, victime d'une fièvre typhoïde.

     Séjour en Russie

     
    L'impératrice Alexandra Fiodorovna, née princesse de Hesse, petite-fille de la reine Victoria du Royaume-Uni
     
    Aux débuts des années 1900, Nizier Philippe se rend en Russie pour conseiller le tsar Nicolas II de Russie et la famille impériale. Peinture de Earnest Lipgart datant de cette époque.

    La notoriété de Philippe parvient à la connaissance des princesses Anastasia et Militza de Monténégro qui lui font rencontrer le couple impérial russe lors de son voyage officiel en France en 1901, le tsar Nicolas II de Russie et son épouse Alexandra Fiodorovna désespèrent alors de ne pas avoir d'héritier mâle. Philippe, qui a donné une impression favorable, est invité deux fois à séjourner en Russie. Son statut de guérisseur est respecté, le tsar lui décerne le titre de Docteur en médecine de l’Académie impériale de médecine militaire de Saint-Pétersbourg, avec le grade de général en 1901 et le couvre de cadeaux . Son influence sur les Romanov reste mystérieuse, on lui attribuera plus tard à tort des séances de spiritisme avec des membres de la haute société russe et avec le tsar lui-même. Après avoir été calomnié par l’Église et la police russes, Philippe retourne en France.

    Le gouvernement français ne reconnaît pas plus ce dernier titre de docteur. La presse publie des articles hostiles et la police exerce sur lui une surveillance accrue. En 1903, le Maître Philippe annonce dans les séances que son disciple Jean Chapas lui succédera, dans les guérisons jusqu'en 1922.

     Les dernières années

    Maître Philippe avait une fille, Jeanne-Marie-Victoire Philippe (appelé Victoire Philippe), née le 11 novembre 1878. Elle meurt brutalement le 25 août 1904. Elle est enterrée au cimetière de Loyasse de Lyon, proche de la Basilique de Fourvière. Maître Philippe ne se remet pas de cette disparition qu'il a vécu comme « une crucifixion vivante » et meurt à son tour le 2 août 1905, à l'Arbresle.

    Le lendemain de sa mort, La Dépêche de Lyon annonce « Philippe fut un brave homme, qui, s'il ne guérit pas toujours, fit autour de lui beaucoup de bien. Sa libéralité était proverbiale, et bien des déshérités de la fortune le pleureront. » Son corps est inhumé au cimetière de Loyasse, aux côtés de sa fille. La tombe de la famille Philippe est depuis cette date continuellement fleurie.

    C'est seulement après sa mort qu'a été découvert que le Maître Philippe payait les loyers de 52 familles trop pauvres pour se loger. Après cette découverte, Jean Chapas, son fidèle disciple et successeur, continue à payer tous les loyers jusqu’à ce que lui-même décède. Un de ses proches, Claude Laurent, décrivait Maître Philippe comme étant non catégorisable, comme appartenant à aucune société initiatique, comme restant une énigme pour tous.

    "Je ne suis rien, absolument rien" disait souvent le Maître Philippe.

    Jean Chapas

    Jean Chapas est son disciple le plus proche. Issu d'une famille de pêcheurs des bornes de la Saône, il est né le 12 février 1863.

    En 1870, Maître Philippe aurait sauvé la vie de Jean Chapas décédé alors qu'il n'avait que 7 ans. Jean-Baptiste Ravier, un proche disciple de Maître Philippe, a rapporté la résurrection de Jean Chapas par Maître Philippe comme suit.

    Après que Jean Chapas ait été déclaré mort par deux médecins et juste avant l'enterrement, Maître Philippe a été amené dans la maison du défunt qui était pleine de membres de famille et d'amis. En entrant dans la pièce du défunt où Jean Chapas avait été habillé pour son enterrement, Maître Philippe a essayé de trouver la mère de Jean Chapas puis lui a demandé « Madame Chapas, me donnez vous votre fils? »; ne sachant pas vraiment ce qu'il se passait Madame Chapas a répondu « Oui », alors Maître Philippe est allé au bord du lit où le corps de Jean Chapas était allongé et l'a ressuscité en disant « Jean, je te rends ton âme».

    Ses études lui permettent d'obtenir un brevet de capitaine de navigation.

    En 1878, à l'âge de quinze ans, Jean Chapas est appelé par Philippe à le rejoindre à Lyon et il devient un disciple privilégié.

    En 1895, dans l'école de magnétisme dirigé par Nizier Philippe, il est conférencier chargé du cours d'histoire du magnétisme. Il reste à l’écart des pratiquants des sciences occultes qui gravitent autour de son guide spirituel.

    En 1897, Jean Chapas épouse Louise Grandjean, fille d'un artisan menuisier.

    En 1903, il prend la succession de Nizier Philippe et officie dans l’hôtel particulier de la rue Tête-d’Or.

    En 1907, il est jugé pour exercice illégal de la médecine et est acquitté. Quelques années plus tard, il transforme le clos Santa Maria, situé à l’Arbresle, en hôpital militaire, pour y recevoir les blessés de la Première Guerre mondiale (1914-1918).

    Le 2 septembre 1932, Jean Chapas décède. Il repose au cimetière de Loyasse, deux allées derrière la tombe de Maître Philippe.

    Nizier Anthelme PHILIPPE

     


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  • Chers lecteurs,

    depuis plusieurs années j'éprouve une difficulté de positionnement professionnel. Lorsque j'interviens sur un sujet, le coaching par exemple, je suis très frustré de ne pouvoir utiliser d'autres compétences.Cette interdiction vient du cadre éthique. 

    Il me faut donc faire évoluer ce cadre vers quelque chose qui me corresponde mieux. L'accepter fut long et difficile. Mais c'est chose faite. 

    Depuis aussi longtemps que je me souvienne; j'ai le souvenir de perceptions de messages qui m'arrivaient. Il m'a fallu apprendre à vivre avec puis à l'utiliser au service d'autrui. 

     

    Même si ce chemin est difficile car très éprouvant, c'est le seul qui me parle au plus profond de moi. Donc, je le prends officiellement et me présenterai maintenant comme médium .

     

    Merci à ceux qui m'ont accompagné et continuent de m'accompagner sur ce chemin : Martine; Laurence, Gilles, François, Arielle, Naya. Merci à ces guides visibles et invisibles.

    Ce blog va donc évoluer en ce sens et s'ouvrir à des réflexions et sujets également spirituels que j'isolais jusqu'alors.

    Et pour ouvrir cette nouvelle aire, je débuterai par rendre hommage à Nizier Anthelme PHILIPPE , dit maître PHILIPPE ou PHILIPPE de Lyon.

    N'hésitez pas à me faire vos suggestions pour le nouveau titre de ce blog.

    Changement de d'orientation


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